Parcours d'un horloger
Comment prolonger la tradition

Faut-il laisser sa passion guider ses décisions ?

 

Honnêtement ? Je ne peux qu’affirmer cette théorie tant j’ai construit ma vie professionnelle autour de ma passion.

Si cela n’avait pas été le cas, les métiers du bois ou de la mécanique auraient pu être ma destinée. Mais baignant dans l’univers de l’horlogerie aux côtés du grand-père Ernest et de Christian mon père, j’étais plutôt prédestiné à ce métier.

Il faut dire que déjà tout petit sur ma chaise haute j’observais mon père travailler

« en chambre », c’est-à-dire chez soi, comme la plupart des horlogers à l’époque.

C’est à 16 ans que la période de l’apprentissage me libère de la vie scolaire classique, qui, je vous l’avoue, ne me convenait pas tant que ça. Et quoi de mieux que la Suisse pour apprendre le métier ? J’intègre donc le temple de l’horlogerie et de la précision, et plus précisément au Technicum Neuchâtelois du Locle dans le Jura Suisse où je suis une formation pendant 4 années.

Malgré le déracinement si jeune et si longtemps, toutes ces années se passent à merveille. Preuve que j’avais choisi la bonne voie.

 

L’apprentissage Suisse n’a d’ailleurs rien à envier à sa réputation, tout y est transmis, du savoir à la précision pour un métier qui ne connaît pas l’imperfection.

Dans le cadre mon apprentissage, j’enchaîne les stages chez Longines, Tissot et Rolex qui me font connaître la vie de l’entreprise. Zenith m’ouvre aussi ses portes, j’y passe mon temps libre à leur service après-vente et y rencontre mon ami

Roger-Paul Bouverot, directeur de la marque de 1981 à 1985, rien que ça !

 

En 1985, j’ai mon diplôme en poche et je rentre chez EBEL au service après-vente Cartier à La Chaux-de-Fonds, et ce, grâce à Roger-Paul qui croyait en moi. Je me retrouve à Fribourg à la maison mère de Cartier pendant cette année, où j’ai la chance de rencontrer le Directeur général Alain-Dominique Perrin. C’est aussi à cette période que je participe à une vidéo expliquant les étapes pour la réparation de leur modèle Santos. Et dire que tous les SAV du monde ont pu voir mes mains monter et démonter ce modèle !

L’année 1986, la France me rappelle sous ses drapeaux et j’intègre l’Armée de l’Air à Balard sous la classe 86-10. C’était quand même de bons souvenirs.

À mon retour, nous décidons, avec Janick mon épouse, d’ouvrir une petite boutique de bijoux fantaisie. Cette grande période est intense au niveau du travail, je m’occupe à la fois du SAV Casio pour le Grand Ouest et de plusieurs boutiques en sous traitance.

Les années 2000, c’est le grand saut. Nous rachetons l’horlogerie de mon père après son départ en retraite. Les deux boutiques étant voisines, nous pouvons agrandir la partie bijouterie et y vendre de belles marques horlogères.

 

Il est temps de faire peau neuve, et c’est ainsi qu’en mai 2015 nous faisons entièrement démolir notre boutique. Elle est maintenant devenue un superbe écrin qui nous permet de vous proposer nos bijoux, montres et horloges dans une ambiance placée sous le signe de la beauté et ce, en toute simplicité.

1970-1980

1980-1990

2015